Bernard Bruneteau, professeur d'histoire contemporaire, spécialiste du totalitarisme, publie "Le Siècle des Génocides" en 2004 (Armand Collin, coll. L' histoire au présent). Ii y analyse la définition de génocide et propôse une étude comparative des différents génocide commis tout au long du 20e siècle.

 

- Génocide arménien, l'inauguration du génocide moderne
- Politique génocidaire en Russie soviétique
- Génocide juif, le génocide extrême
- Génocide cambodgien, le génocide impuni
- Génocide des Tutsis, l'éthnisme génocidaire de l'après guerre froide et la naissance d'une juridiction internationale permanente

 

Chaque génocide a son contexte, ses caractéristiques, ses particularités, ses suites, donc chaque génocide est singulier et unique, mais tous convergent vers une même définition:

"Génocide : type de crime de masse où un groupe est détruit intentionnellement, en totalité ou en partie, au nom de critères nationaux, ethniques, raciaux ou religieux. "






Pour l’Arménie, « l’éradication programmée d’une présence arménienne millénaire sur le plateau d’Anatolie a été le fait d’une autorité étatique agissant au nom d’un projet idéologique global stigmatisant un groupe, défini de façon religieuse et ethnique et détruit comme tel. Conduite avec célérité et efficacité (...elle) ouvr(e) l’ère moderne du génocide ». Il faut lire dans ces pages 48 à 72 le descriptif irréfutable de l’horreur et de la cruauté, en se souvenant que, non sans arrogance, l’Etat turc et ses principaux responsables actuels continuent toujours à le nier.

>> Conflits actuels

>> Enjeux contemporains de l'enseignement en histoire-géographie


>> Hérodote

Extrait de ce site :

L'auteur met en garde contre une double dérive :

 
– La première, ultra-restrictive, voit dans l'Holocauste (l'extermination des Juifs) le seul véritable génocide ; elle établit par exemple une différence entre la prétendue «rationalité» des crimes staliniens, commis au nom d'un idéal honorable, et l'absolue «irrationalité» des crimes nazis,
 
– La seconde, extensive, conduit à qualifier de génocide ou de crime contre l'humanité tous les méfaits d'une certaine ampleur au risque d'enlever toute pertinence à ces concepts.

Si on veut comprendre les mécanismes de chacun de ses génocides, il faut lire ce livre. Il faudrait surtout l'offrir à JP. Chevènement, qui est en plein dans la 1e dérive, et à ceux qui disent que les crimes d'Algérie constituent un génocide (Turcs, Algériens) qui sont dans la 2nde dérive >> Cf. note