La Turquie fait pression: pétition contre la proposition de loi, menaces économiques, manifestations en Turquie: liens comiques attention! paroles, paroles, paroles.... encore des paroles, des mots toujours des mots, les mêmes mots...

Le premier ministre turc Erdogan s'interroge: "Si le Premier ministre turc -ou tout autre ministre, historien ou intellectuel- se rend un jour en France et affirme qu’il n’y a pas eu de génocide, qu’allez-vous faire ? Jeter cette personne en prison ?" Là c'est le monde à l'envers: le code pénal turc prévoit la prison pour quiconque affirmerait que le génocide arménien a existé (et même à travers des personnages de romans comme pour Elif Shafak). c'est plutot drôle comme question de sa part.

"Il est évident que les opposants sérieux savent où est la vérité et préfèrent ne pas débattre. Ils préfèrent le chantage économique...directement !" (commentaire sous "menaces économiques").

encore plus drôle: la Turquie a menacé la France de voter une loi qui condamnerait toute personne qui nierait le "génocide algérien commis par les Français" si la France votait la loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien. Evidemment les Algériens prennent ca moyen, car selon les journaux algériens ils ont l'impression, à raison, que leur souffrance n'est que l'instrument d'une pression politique, d'autant plus utilisé par un Etat qui a déjà soumis par la force le peuple algérien.

Ankara est de plus en plus comique, et de moins en moins crédible. La Turquie mélange tout entre "génocide" et "massacres". entre "négationnisme d'Etat" et "négationnisme" tout court. On la sent bienévidemment pas du tout sibcère quand elle propose un tel projet d eloi. c'ets vraiment se foutre du monde.

Il est donc tant que tout ca s'arrête, du moins en France. A commencer par l'enseignement dans les livres scolaires du génocide arménien qui serait déjà un premier rempart contrele négationnisme en France et en tout cas la prise de conscience. Et par la loi qui sera votée ou non jeudi 12 octobre.

>> le négationnisme, une infraction


"Un génocide n’est pas qu’un seul fait historique. C’est également, et avant tout, un crime politique se traduisant par l’extermination d’un peuple et son identité. Sa négation appelle donc également une réponse politique, et juridique. A vouloir le reléguer au rang d’une simple opinion historique, on oublie que le négationnisme a été pensé, élaboré et mis en oeuvre dès l’exécution du génocide."


"la composition d’arguments mensongers destinés à masquer le crime, voire parfois à en justifier les prémices, est un élément constitutif du crime de génocide."


"Défendre comme une valeur absolue " la liberté pour l’Histoire " en autorisant le négationnisme nous conduirait à tolérer une véritable infraction, source d’un trouble profond à l’ordre public et dont la portée dépasse largement les seuls intérêts des communautés concernées en premier chef."


"S’il n’appartient pas au Parlement d’écrire l’Histoire, il lui revient de qualifier juridiquement une infraction qui prend racine dans l’acte génocidaire pour mieux en assurer l’efficacité politique. Il s’agit d’une question de courage et d’un besoin de justice."

 

>> Pourquoi faut-il pénaliser la négation du génocide arménien?


"Ultime variante, à se soumettre aux manoeuvres dilatoires d’Ankara, qui veut enterrer le problème à travers la création d’une « commission mixtes d’historiens » qui serait chargé d’ « établir les faits ». Une perfidie qui ne trompe que les naïfs. Car soit les Arméniens se prêtent à ce jeu, et ils admettent implicitement que la réalité de l’entreprise d’extermination est sujette à caution ; ce qui revient à justifier les thèses d’Ankara. Soit ils rejettent ce piège, et ils se retrouvent dans une position négative de fermeture, de refus." exactement ce que j'essaye de dire mais c'ets tellement mieux dit là.


"Le projet de loi du 12 octobre n’est autre qu’une réponse légale à un trouble de l’ordre public. Il s’agit de protéger tout ou parti des Français,dont ceux d’origine arménienne, contre la logique criminogène d’un Etat qui prétend, via l’Europe, partager leur souveraineté, mais visiblement pas leurs valeurs."

Hier, lundi 9 octobre 2006: Sarkozy invité de France Inter déclare: pour moi la reconnaissance du génocide arménien par la Turquie n'est pas une condition préalable pour entrer dans l'Europe. C'est un minimum.
Il estime que si elle ne le fait pas, elle ne rentrera pas. Mais ce n'est pas parce que la Turquie ferait ce devoir de mémoire que ca doit lui garantir son adhésion. "Ce n'est pas parce qu'on fait son devoir de mémoire qu'on a le droit de rentrer dans l'union." à la limite ce n'est pas une condition en rapport avec l'UE. c'est carrément un devoir de mémoire que la Turquie doit faire au-delà de la simple perspective de rentrer dans l'europe.