Le CCAF a appelé à la manifestation samedi 22 novembre 2008, devant le Sénat, pour demander l'inscription à l'ordre du jour d'un texte votée par l'Assemblée nationale le 12 octobre 2006 pénalisant la négation du génocide arménien.

93 ans, la Turquie, nie toujours activement le génocide perpétré contre les Arméniens de l'Empire ottoman (négationnisme d'Etat). Fondée sur cet évènement par Kemal Atatürk, et sur le négationnisme qui suivit, aujourd'hui cette politique arrive en Europe et notamment en France, sans que les négationnistes soient punis d'une manière ou d'une autre.

En 2001, la France reconnait publique le génocide arménien. Cette loi est purement déclarative et n'a aucune conséquence juridique.

Au même moment, les Parlementaires décident de ne plus voter de lois mémorielles par peur d'une dérive. Sauf qu'on ne demande pas de reconnaître purement et simplement, mais punir la négation d'un crime contre l'humanité qui a été reconnu comme génocide. Pour les mêmes raisons qui ont fait voter la loi Gayssot.

D'ailleurs, Raphael Lempkin qui a créé la notion de génocide, avait pris pour exemple non seulement la Shoah mais également les massacres arméniens de 1915.

L'historien français Gérard Noiriel déclare dans JDD.fr "A propos de la loi Gayssot, je ne trouvais pas scandaleux que le politique fasse respecter des notions essentielles qui figurent dans la Déclaration universelle des droits de l'homme. On ne peut pas prétendre empêcher le législateur d'intervenir sur ce qui touche à la mémoire."

Il faudrait savoir....

>> Tous les Arméniens sont concernés face au négationnisme (nouvelles d'Arménie)
>> Appel aux sénateurs (CCAF)
>> Le soutien de BHL (CollectifVAN)