Le film documentaire de Serge Avédikian, réalisateur français d'origine arménienne, retourné au village natal de son grand-père a été diffusé au Centre culturel français à Istanbul à l'occasion du festival "1 001 films documentaires". Avedikian invite les spectateurs à se pencher sur le passé, à dialoguer.

Il est suivi par de plus en plus d'intellectuels turcs qui veulent bousculer la version officielle de l'Etat turc.

Mais du côté de l'Etat, il n'en est pas de même. Dès l'élection de Barak Obama, le premier ministre turc Erdogan l'a félicité et e a profité pour lui dire qu'il espérait que certaines promesses qu'il avait faite, resterait promesse... Obama avait déclaré plusieurs fois qu'il soutenait la cause arménienne. Et quelques jours avant l'élection, il avait commencé une "campagne d'influence" afin qu'Obama ne prenne pas de mesure allant à l'encontre des intérêts turcs.

Le ministre de la défense Vecdi Gönül a demandé, à l'occasion du 70e anniversaire de la mort d'Atatürk à Bruxelles "Pourrait-il être possible de maintenir aujourd'hui le même état national si l'existence des Grecs dans la région d'Egée et des Arméniens dans plusieurs régions de la Turquie se poursuivait comme avant?" faisant ainsi l'éloge des déportatons et massacres à l'encontre de ces populations.

>> L'intelligentsia turque face au passé arménien (lefigaro.fr)
>> Pressions turques sur Obama (CollectifVAN)
>> Propos du ministre turc de la défense