Un reportage est en ligne sur Nouvelles d'Arménie à propos de la manifestation d'Arméniens d'Europe lors de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernements des Etats-mêmbres de l'Union européenne au Conseil de l'Europe :

>> Les Arméniens d'Europe protestent à Bruxelles

On peut regretter le nombre peu élevé de manifestants, la mobilisation n'est pas assez grande dans les faits, alors qu'elle l'est dans l'esprit, mais ca ne suffit pas.

En plus de ca, ca n'a pas été relayé par les médias, et c'était couru d'avance, autant dire que se bouger pour rien, concrètement, pour que le message ne passe pas comme on le veut, ca ne motive pas des masses. On se dit "A quoi bon?", puisque le grand public n'en aura pas connaissance, et que les chefs d'Etat ont de toute manière déjà pris leur décision, ou du moins ont déjà leur point de vue sur la question, et on le sait: ce ne sont pas les valeurs morales et humaines qui prévalent aujourd'hui, mais les potentiels contrats internationaux... alors, pas de vague.

Quelques phrases clés:

Hans-Gert Pöttering, président allemand du Parlement européen, reitérait ses dires en appelant la Turquie à « faire face à son passé » et « reconnaître ses responsabilités historiques ». « Nous ne pouvons pas aller au delà de ça ».

Les 27 chefs d’Etats et de gouvernements ont finalement reporté à ce lundi la question Turque, faute d’accord. Ce report a immédiatement fait réagir Ankara qui révélait, vendredi, que l’article 301* de son code pénal ne serait amendé que lorsque Bruxelles débloquera les négociations d’adhésion. Après le Congrès américain, un nouveau chantage s’abat sur le Conseil de l’Europe.

Harout Mardirossian (CDCA) : « c’est l’Europe qui est en train de changer sous la pression de la Turquie. ».

* article qui punit d'emprisonnement tout citoyen turc qui ferait référence entre autres au génocide arménien, plus généralement à tout ce qui est "insulte à l'identité turque" (les questions chypriote ou kurde sont sensibles également)