Livre de Arnauld Hamelin et Jean-Michel Brun, tous deux journalistes et cinéastes qui réalisent des reportages partout dans le monde. Ils ont écrit ce livre en 1983. Ils y ont exploité les sources arméniennes comme turques ainsi que les sources des grandes puissances en les confrontant. c super intéressant puisqu'on voit les 2 parties s'opposant, plus les témoignages des autres pays, des documents. et surtout on voit le contexte, le pourquoi du comment c arrivé!

c'est une sorte de procès fictif qu'ils ont voulu établir en tant que journalistes.
Le livre répond à la question:

"Les activistes arméniens sont-ils les justiciers d'un crime impuni, ou de simples hommes de mains, manipulés par les maîtres du "terrorisme international?"

A l'époque des attentats contre des diplomates turcs avaient eu lieu à plusieurs reprises en France et ailleurs dans le monde, dps 1975. Cela a réveillé l'opinion publique. comme quoi il faut faire des coups de force pour se faire entendre dans un pays comme la France. seulement ils avaient touché pour cretains la population civile, ce qui n'était pas le but au départ.

"Et après 65 ans de mutisme s'ouvre, enfin, le procès public des Arméniens contre les Turcs."

"Ainsi, dans un pays où tte volonté de réformer se heurtait inéxorablement à la corruption et à l'intransigeance des traditions religieuses, les espoirs de libéralisation, un instant nourris, laissaient place au nationalisme turco-musulman le plus fanatique, pour lequel cet Arménien, qui avait tort d'être ni Turc ni musulman, était devenu intolérable. D'autant que, pour son malheur, son habileté et son ardeur au travail l'avaient placé à la tête des affaires, du commerce, de l'artisanat, de la finance, de la vie intellectuelle  et artistique. [...] Et puis Abdul Hamid n'avait-il pas eu raison? La présence d'une population chrétienne à deux pas de la frontière russe n'était-elle pas un appât dangereusement tendu aux appétits voraces du tsar? [...] Ainsi, une fois encore, les Arméniens allaient être désignés comme la cause de tous els malheurs de la Turquie."

"Mevlan Zade Rifaat, membre de l'Ittihad (Comité Union et Progrès) raconte la réunion à laquelle il assistait: "Le 1er à prendre la parole fut le Dr Nazim bey, l'idéologue du parti. C'était un "deunmé) (juif converti), d'une intélligence assez bornée, qui ne vivait que pour la réalisation du grand projet: "la Turquie aux Turcs". D'une voix tremblante il se mit à exposer son point de vue sur la question: "Il faut agir promptement et résolument. les Arméniens sont dangereux comme un abcès plein de pus. [...] Si nous nous contentons de massacres localisés à la manière de ceux que nous avons organisé à Adana et dans d'aatres régions en 1909, cette épuration loin de nous être utile ne pourra que nuire à notre cause car elle risquerait d'éveiller les soupçons des autres éléments que nous nous proposons d'anéantir plus tard, à savoir les Arabes et les Kurdes. [...] Il faut extirper la nation arménienne tout entière et ne pas laisser un seul Arménien sur notre sol. Il faut que le nom Arménien soit oublié. Nous voici en guerre et l'occasion est belle! [...] je vous en pris Messieurs, point de faiblesse! La pitié est une maladie mortelle. [...] Sur cette terre je ne désire voir vivre le Turc, rien que le Turc, et je désire le voir vivre en prince indépendant. Il faut exterminer tous les éléments qui ne sont pas trucs, quelle que soit leur nationalité, quelle que soit leur religion. Il faut purifier ce pays de tous les éléments étrangers. la religion à mes yeux n'a pas d'importance. Ma religion est le pantouranisme [idée que la race turque s'étend de Constantinople à la frontière du japon et volonté d'un Etat touranien]"