L'Âme arménienne

Découverte de l'Arménie, de sa culture, son histoire, son patrimoine...

12 février 2007

Au fil des monastères

>> Au fil des monastères (LEXPRESS.fr) par Christophe Migeon

Clochers perdus dans la montagne, églises oubliées au-dessus de gorges tourmentées, mystérieux sanctuaires mégalithiques… Partir pour l'Arménie, c'est découvrir un musée à ciel ouvert extraordinairement préservé.

Chaque matin, Erevan se réveille sous un concert de Klaxon. Au fil des heures, les rues de la capitale arménienne s'encombrent d'un bruyant ballet de petites Lada Zhiguli et de spacieuses Volga, qui rivalisent d'ingéniosité pour doubler des trolleybus. La statue de la mère Arménie, perchée sur une colline au bout de l'avenue Mesrop Machtots, assiste impuissante, le glaive levé, à ces impitoyables chassés-croisés. Vers l'ouest, l'immense silhouette du mont Ararat, emmitouflée dans une écharpe de brume, se découpe sur l'horizon, haute de ses 5 165 mètres.

Difficile ici d'échapper à l'emprise du volcan où, le dix-septième jour du septième mois, comme nous le raconte la Bible, échouèrent Noé et son arche surpeuplée. A seulement 40 kilomètres de la ville, l'Ararat reste sans doute la figure majeure de l'imaginaire collectif arménien, à la fois objet de fierté (les Arméniens affirment descendre en droite ligne de Noé) et de frustration. Car le mont est situé aujourd'hui en territoire turc, autant dire inaccessible. Quant au pays, il n'est plus que le vestige de la Grande Arménie, l'empire de Tigrane le Grand, qui, au Ier siècle avant J.-C., s'étendait de la Caspienne à la Méditerranée, et qui a depuis été envahi et morcelé par les Romains, les Parthes, les Turcs Seldjoukides, les Russes et autres voisins aux dents longues.

Face aux envahisseurs, l'Arménie a pourtant toujours tenu bon. Une foi chrétienne originale, véritable ciment du peuple arménien, souffle sur ces hauts plateaux depuis deux mille ans. A 20 kilomètres à l'ouest de la capitale, Erevan, Ejmiatsin est le Saint-Siège de cette Eglise apostolique arménienne, rameau indépendant des chrétiens d'Orient. C'est ici que Grégoire l'Illuminateur a baptisé, il y a plus de mille sept cents ans, le roi Tiridate III. Dès lors, le christianisme devient religion d'Etat et fait de l'Arménie la première nation chrétienne, comme en témoignent aujourd'hui encore quatre mille monastères ou églises, tantôt cachés au bout la ruelle d'un village perdu, tantôt perchés sur une colline couverte d'herbes folles.

[...]

La route de l'est serpente ensuite entre les montagnes jusqu'au grand lac Sevan, où forêts de chênes et de noyers déploient leurs ramures à perte de vue. A Goshavank, village niché dans la vallée rocheuse de Tandzout, un mur de blocs cyclopéens vieux de deux mille ans jouxte le monastère au sommet d'une prairie vert tendre. Sur la façade ouest, les khatchkars, stèles ornées de croix sculptées, symboles de victoire de la vie sur la mort et de renaissance, attendent le retour du Christ depuis bientôt mille ans.

[...]

Dans les montagnes d'Ughtasar, à 3 300 mètres d'altitude, les blocs d'une coulée de basalte couverts de pétroglyphes gravés entre les Ve et IIIe millénaires invitent à poursuivre plus avant notre voyage dans le temps. [...] «Les menhirs de Zorats Karer et les pétroglyphes d'Ughtasar sont l'œuvre d'un même peuple. Mais les scientifiques divergent sur la fonction de ces alignements: cimetière de soldats, division symbolique entre le monde des vivants et le royaume des morts, observatoire… En tout cas, une chose est sûre, comme dit le dicton préféré des Arméniens: «Hayastan, Karastan: Arménie, pays de pierres!»

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18 janvier 2007

"Envies d'Arménie"

Je parlais dans la note précédente l'attachement des Arméniens à leurs racines, en essayant d'expliquer pourquoi, mais cet article que j'ai trouvé aujourd'hui l'exprime très bien. Il raconte les liens entre la France et l'Arménie (j'en reparlerai), l'intégration des immigrés arméniens, et la double culture.

>> L'Express.fr: Envies d'Arménie (lundi 8 janvier 2007)



Envies d'Arménie Marie Desplechin, Anne-Laure Quilleriet

 

La communauté arménienne est un formidable vivier créatif. A l'occasion de l'Année de l'Arménie en France, Marie Desplechin nous raconte l'amour entre ces deux pays

ls ont pensé qu'ils allaient disparaître. Et ils sont revenus, à eux-mêmes et au monde. Dans les pays d'Europe et des Etats-Unis où ils se sont réfugiés et puis établis, leur présence est aujourd'hui plus vivante que jamais. En France, qui n'est pourtant faite que de cela, les Arméniens ont réussi une sorte de chef-d'œuvre de l'intégration.

Rescapés, survivants, familles fuyant la menace de nouvelles persécutions débarquent à Marseille dans les années qui suivent le génocide planifié par les Jeunes-Turcs et exécuté dans l'Empire ottoman entre 1915 et 1918 (près de 2 millions de victimes). Beaucoup repartent. Ceux qui restent le font aussi par choix. Des liens très anciens unissent la France à l'Arménie. Son dernier roi, Léon V de Lusignan, était poitevin et il est enterré à Saint-Denis…


A leur arrivée, les réfugiés ne possèdent plus rien. Et ne parlent pas français. Ils se regroupent là où l'on offre du travail, tout au long de la ligne de chemin de fer Paris-Lyon-Marseille. Ils s'implantent à Décines, à Lyon, et, dans la banlieue sud de Paris, à Alfortville, Issy, Meudon, Clamart. "Ils sont venus ici, ils bossaient, ils ne se posaient pas de questions", résume Mireille Eolmézian, directrice d'école à Issy-les-Moulineaux. "Ils étaient pleins de reconnaissance envers le pays qui les accueillait." Les débuts ne sont pas faciles, le racisme est banal, les régularisations sont pingres et tardives. Mais, en un siècle, les Arméniens écrivent leur chapitre d'histoire de France, où se distinguent des héros, Missak Manouchian, des idoles, Charles Aznavour, parmi toute une liste de noms prestigieux que l'on vous confie avec fierté, comme si l'apport des Arméniens restait toujours à démontrer… Et des ouvriers d'usine et du bâtiment, des artisans, des tailleurs, des cordonniers, des commerçants, des familles que gouverne une obsession: l'école. "C'est l'instruction qui allait sauver les enfants", poursuit Mireille Eolmézian. Le français entre dans les foyers avec la scolarisation. Et on est vivement prié de le parler hors de chez soi… "Ma grand-mère me faisait les gros yeux quand je parlais arménien dans le métro. Il fallait surtout ne pas se faire remarquer."


On dirait que les Arméniens ont le génie de rapprocher les contraires: au souci permanent de se fondre dans le pays d'adoption s'associe la volonté non moins permanente de faire vivre l'héritage. Eglise pour beaucoup, école arménienne du jeudi pour les enfants, danse pour les grands et les petits, chant, journaux en arménien et en français, associations franco-arméniennes pour tous les âges et tous les goûts… Résultat: les identités, loin de se concurrencer, s'additionnent. "Cent pour cent française et cent pour cent arménienne", comme se définit Mireille Eolmézian, citant Aznavour.


Les Français d'origine arménienne seraient aujourd'hui 300 000. Peut-être un peu moins, peut-être beaucoup plus: la "communauté" n'est pas maniaque de l'endogamie, et un grand-père, une grand-mère suffisent à vous faire arménien. A vous transmettre l' "arménité", cet esprit tenace qui relie toute la diaspora à son Arménie.


L'arménité n'est pas vraiment religieuse, même si l'Eglise arménienne est restée à travers les années le lieu de rassemblement des pratiquants et des non-pratiquants. Pas vraiment politique, même si la république soviétique d'Arménie a longtemps joué le rôle de référence ou de repoussoir pour la diaspora. Pas vraiment géographique non plus, puisque les Arméniens sont venus de tout l'Empire ottoman, de Turquie, de Syrie, du Liban… Véronique Nichanian, directrice artistique chez Hermès, retrouve l'enfance de son père à Istanbul. Francis Kurkdjian, parfumeur, reconnaît les évocations de sa grand-mère au Liban. Mais, à Erevan, ils sont frappés d'évidence: "Tous ces bruns… j'avais l'impression d'être à la sortie de la messe", pour Francis Kurkdjian. "Je voyais mon grand-père à tous les coins de rue", pour Louis Carzou, journaliste et romancier. "J'avais 16 ans, j'étais sur le sol arménien et j'étais bouleversée", pour Mireille Eolmézian. L'arménité est aussi une appartenance par choix, que résume Louis Carzou, qui atterrit pour la première fois à Erevan, à 25 ans, pour couvrir le tremblement de terre: "Je me suis dit: d'accord, j'en suis." "Les Arméniens ont un rapport très étroit et très affectif avec leur culture", dit Antoine Agoudjian, photographe. D'autant plus affectif qu'elle a failli s'évanouir, les Jeunes-Turcs s'étant efforcés d'effacer toute trace de civilisation. Le récit de ce qui s'était passé et la volonté de sauver la mémoire ont nourri trois générations de créateurs et d'artistes, qui partagent avec la diaspora un même objectif: la reconnaissance du génocide par l'Etat turc, prélude à une possible réconciliation. "Les choses sont en train de bouger", estime Louis Carzou. Dans son roman La Huitième Colline, une journaliste turque se découvre une grand-mère arménienne, sauvée du génocide par un juste. "A la différence de leurs gouvernants et à l'image du romancier Orhan Pamuk, les citoyens turcs commencent à se poser des questions", ajoute-t-il. L'entêtement à se faire entendre et la volonté d'établir le dialogue ne sont pas les moindres qualités de l'arménité…

Les principales manifestations de l'Année de l'Arménie sur www.armenie-mon-amie.com

Antoine Agoudjian, photographe

"A la télévision, lorsque passait la petite musique de l'interlude, qui est une musique arménienne, on se mettait à pleurer en famille… J'appartiens à une génération qui a grandi dans l'idée que nous disparaissions. Avant les années 1980 et la perestroïka, il était impossible de se rendre librement dans le pays dont nous parlaient nos grands-parents. Mais leurs récits peuplaient nos imaginaires. A défaut de racines géographiques, nous avons eu des racines métaphoriques. Je suis parti au moment du tremblement de terre, quand le pays s'est ouvert à l'aide humanitaire. Je suis parti pour visualiser des lieux, des villages, des gens. Un peu comme on part à la recherche d'une voix qu'on a longtemps écoutée au téléphone. Je suis parti chercher ma vision. C'est sur place que j'ai décidé que je ferai de la photo. Je suis un artiste, pas un artisan. Je n'ai pas d'autre choix que de faire ce que je fais. L'histoire des Arméniens conditionne tout mon travail. Quand je photographie, je parle de ce que j'ai à l'intérieur de moi."


Véronique Nichanian, directrice artistique chez Hermès

"Plus j'avance en âge, plus je mesure la force qui naît de l'addition de deux cultures. Mon côté français est certainement enrichi par mon côté arménien. Mais je ne peux pas faire la part des choses entre mes racines orientales et le reste… Si je dois définir mon héritage arménien, je le vois plus dans ma rigueur que dans mon inspiration. Mon père est un homme d'une immense gentillesse et d'une exigence terrible. Arrivé en France en 1928, à 18 ans, il a fait partie de cette génération portée par son désir d'intégration et sa reconnaissance pour le pays qui les accueillait. Il a toujours placé la barre très haut, pour ses enfants comme pour lui. Il ne nous parlait pas du génocide, par pudeur. Il ne nous a pas appris l'arménien. Nous parlions la langue maternelle, et ma mère était française. C'est plus tard, peu à peu, que j'ai pris conscience de mon arménité. Notre maison était toujours ouverte aux amis, arméniens grecs, turcs... Il me semble que j'ai retrouvé chez Hermès l'atmosphère de tolérance et de curiosité qui a baigné mon enfance. En somme, j'ai toujours vécu comme ça. Dans cet esprit de défi permanent et d'ouverture aux autres."


Francis Kurkdjian, parfumeur

"Hors de France, à New York, au Japon, la question ne se pose même pas: je suis français. Chaque jour, pourtant, mon nom m'oblige à me souvenir que je suis arménien. Mes quatre grands-parents venaient de Turquie. Du côté de ma mère, ils avaient tous les deux survécu à la déportation. Ma mère a rencontré mon père à l'église arménienne où ils chantaient. J'ai grandi dans la langue, la cuisine, les cérémonies religieuses, la sociabilité arméniennes. Chez moi, on ne mangeait pas de steaks-frites ni de tartes Tatin. Mais des moules farcies, des dolmas, des gâteaux au miel. Je ne me suis appelé Francis que lorsque je suis allé à l'école… Jusque-là, je portais mon prénom arménien, Nourhan. Les évocations de l'enfance sont fondamentales dans le travail d'un parfumeur. Nos référents olfactifs se bâtissent au fur et à mesure, et je garde de mon enfance des odeurs extrêmement marquantes. Mais je ne vois pas de lien direct entre mon arménité et mes créations. Je ne fais pas plus de parfum à la rose parce que je viens d'une famille arménienne."


Karine Arabian, styliste

"C'est la vedette mode de l'Année de l'Arménie. Après un défilé très applaudi, à Erevan, en octobre 2006, cette pétillante brune de 39 ans est l'invitée d'honneur du musée de la Mode de Marseille à partir de mai. «A travers des souvenirs d'enfance, j'ai été très marquée par la tragédie de ce peuple, et j'ai attendu 1999 pour visiter le pays où sont nés mes grands-parents, avant de me réapproprier peu à peu des images d'une Arménie tournée vers l'avenir. J'y reviens désormais très souvent et en 2003 j'ai même créé, avec des artisans locaux, une collection, Minérale, associant tradition et modernité, bois et pierre semi-précieuse, que je souhaite étoffer cette année. Petite-fille d'un bottier et fille d'un tailleur, j'ai gardé de mes origines le respect des savoir-faire et une fantaisie inspirée des collages de mon cinéaste préféré, Sergueï Paradjanov."

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05 décembre 2006

Trésors d'Arménie

Mercredi 6 décembre dans Des racines et des ailes (France 3): Trésors d’Arménie.


"L’Arménie, c’est 3000 ans d’histoire et l’une des plus anciennes civilisations du monde.

Aujourd’hui, la République d’Arménie ne représente plus que 10 % des territoires historiquement peuplés d’Arméniens.

Zaven Sarksian est historien et photographe, avec lui, nous découvrons les monastères fortifiés de Guerart, Hagpat, Sanahin, classés au patrimoine mondial de l’Unesco. Autant de joyaux architecturaux du Xème siècle.

A l’Institut des manuscrits à Erevan, l’équipe de Gayané Eliazian restaure les manuscrits précieux qui ont été sauvés à travers les siècles. C’est grâce à leur alphabet, inventé vers 405 que les Arméniens ont pu conserver leur identité pendant les 15 siècles où ils ont été privés d’indépendance.

Rencontre également avec la jeunesse d’aujourd’hui. Gayané et ses amies sont des jeunes filles modernes très attachées à leur culture et à leur pays : l’Arménie.

Le père Devedjian, un jeune Américain installé en Arménie, lui, nous fait découvrir les trésors Etchmiadzine, le siège de l’église apostolique arménienne. L’Arménie est le premier Etat à avoir adopté le christianisme comme religion officielle en 301.

Avec Alietta et Hovig, enfin, deux Arméniennes de France revenues en visite sur la terre de leurs ancêtres, nous découvrons le lac Sevan, l’un des lieux de pèlerinage préféré des 6 millions d’Arméniens de la diaspora.

Voyage au cœur d’un pays, l’Arménie, que la France a décidé de mettre à l’honneur toute cette année."

 

Téléstar:
Aujourd'hui, la République d'Arménie, une terre à peu près grande comme la Bourgogne, ne représente plus que 10% des territoires historiquement peuplés par les Arméniens. Riche de 3000 ans d'histoire, elle est l'une des plus anciennes civilisations du monde, et le premier pays à avoir adopté le christianisme comme religion d'Etat en 301...
Ce voyage en Arménie témoigne de la richesse de son patrimoine culturel, artistique et religieux, ainsi que de l'importance de la foi dans ce pays.

Téléloisirs:
Avec ses 3000 ans d'histoire, l'Arménie est une des plus anciennes civilisations. Voyage au cœur de ce pays que la France a décidé de mettre à l'honneur toute cette année.
 Un voyage arménien très émouvant et empli de traditions.

Télé 2 semaines:
Belle découverte de la République d'Arménie, joyau historique, culturel et naturel méconnu.


**EDIT**


Paysages, monastères, khatchkars, les miniatures, Erevan et la jeunesse arménienne, le mont Ararat,...

La commissaire de l'Année de l'Arménie, Nelly Tardivier Henrot, était invité à l'émission. Elle a parlé des relations séculaires entre la France et l'Arménie, depuis les Croisades, du dernier roi d'Arménie qui était français (Léon V de Lusignan) et qui est enterré à la Basilique Saint-Denis et l'intérêt de Louis XIV pour la culture arménienne.

Ils ont évoqué le mot génocide mais juste ce qu'il faut, sans trop en dire.

Ils ont parlé, et même montré une vidéo, de la destruction du cimetière de Djoulfa en Azerbaïdjan. Une vidéo qui a été prise par des prêtres arméniens pour dénoncer cette catastrophe. Ils ont même dit que l'Unesco avait demandé à se rendre sur place mais les Azéri ont refusé.

je retiens les phrases (en substance):

" Arméniens, chrétiens, c'est pareil, quand on est arménien c'est qu'on est chrétien." 1er peuple ayant officiellement adopté le christianisme, et ca reste aujourd'hui. L'Eglise était la seule institutions qui fédérait les Arméniens étant donné qu'ils ont été privé d'Etat pendant des siècles. C'est qui a permis à ce peuple d'exister jusqu'à aujourd'hui, malgré les invasions, les dominations etc. Ca fait partie de notre identité, même pour les athées!

" Pour les Arméniens d'Arménie, Erevan est leur capitale, pour les Arméniens de la diaspora c'est un symbole" l'Arménie actuelle n'est pas, pour la plupart des "diasporiques", la terre d'où ils viennent, puisqu'elle se trouve en Turquie. Mais elle devient nos racines, comme un symbole, de l'Arménie indépendante, mais également les racines du peuple arménien.

Le reportage se termine par cette légende de l'arche de Noé qui se serait posé sur le Mont Ararat. Le paradis sur terre, c'est en Arménie :)

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04 octobre 2006

Parole & Patrimoine

"Il n'est pas utile d'être arménien pour défendre la cause arménienne"
(Yves Ternon, "Eclats de voix")

On pourrait également dire qu'il n'est pas utile d'être arménien pour découvrir l'Arménie.

Récit d'un voyage en Arménie de quelques personnes non arméniennes.
Carnet de route dans lequel elles nous font découvrir les paysages, la vie quotidienne, l'histoire, les monuments, et nous font part de leurs impressions, de leurs émotions. On s'y croirait.

Le site est très complet: à côté du récit lui-même, il y a des photos, dossiers-thèmes, ressources avec les liens, poèmes.

>>Parole & Patrimoine<<

"Voyage durant l'été 2004 sur les terres arméniennes, mais aussi voyage dans la mémoire et la culture"

ps: je l'ai mis dans les favoris

Posté par Minouchig à 19:33 - 05. Voyages - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 juillet 2006

Erevan

Erevan (prononcé "yerevane"), capitale de l'Arménie.
Une des plus anciennes villes au monde. Elle est "née" en 782 av. JC : le roi Argisthi Ier, roi d'Ourartou, a fait graver l'année de la fondation de la ville et son nom de l'époque: Erebouni.

Elle s'élève de 950 à 1200 m d'altitude et s'étend sur 5 collines.

D'une petite ville de province, elle est devenue entre 1918 et 1920, le centre de l'Arménie indépendante, puis la capitale de la République soviétique d'Arménie. Avec 1,2 millions d'habitants (40% de la population), elle est la ville la plus importante du pays.

Le visage de cette ville a été transformé sous la main de l'urbaniste en chef Tamanian afin de la rapprocher des villes soviétiques. L'originalité d'Erevan tient dans la pierre de construction d'origine volcanique rose et ocre, ainsi que dans ses nombreuses fontaines et ses jardins.

Depuis l'indépendance en 1991, Erevan est en pleine mutation afin de se détacher du régime soviétique: rues et places rebaptisées, statues de héros de l'URSS retirées, commerce et restaurants... vers une apparence plus occidentale.

Erevan a les avantages d'une grande ville et la convivialité d'une petite.

De Erevan on peut apercevoir, si le temps le permet, le Mont Ararat, symbole national de l'Arménie, bien qu'aujourd'hui situé en Turquie.



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20 janvier 2006

Question(s) de curiosité

vu sur hyuservice.com

Quels sont les meilleurs endroits pour le repos en Arménie?
    Les meilleurs endroits pour le repos sont
Tsarkhadzor, Sevan, Idjévan, Dilijan, Jermuk, Aghveran, Arzni, Vanadzor.

Quels types de magasins y a-t-il sur les lieux de vacances?
    Sur les lieux de vacances, la plupart des magasins sont des magasins de produits alimentaires.

Quel est le climat en Arménie?
    Le climat de l'Arménie est un climat continental de montagne : été chaud, hiver froid.

Quelles sont les spécialités de la cuisine arménienne?
    Les spécialités de la cuisine arménienne sont :
lavash (pain arménien), dolma (des feuilles de chou ou de vigne farcies de viande hachée, de riz, d'oignons et d'herbes aromatiques), khache, khorovats (rôti de porc, de veau ou de mouton), kebab

Où peut-on acheter des souvenirs, de petits cadeaux?
    Vous pouvez les acheter dans des magasins de souvenirs ou au
Vernissage (l'exposition-vente de l'artisanat en plein air) qui se trouve non loin de la place de la République.

Quelle est la plus ancienne église de l'Arménie?
    La cathédrale d'
Etchmiadzine, construite en 301-303, est la plus ancienne église arménienne. Elle a 1700 ans.

Y a-t-il des sites sacrés non chrétiens en Arménie?
    Parmi les sites sacrés non chrétiens on peut citer le
temple païen de Garni et la mosquée bleue persane à Erévan.

Que peut-on voir au Maténadaran?
    Au Maténadaran (Institut des manuscrits) vous pouvez voir des anciens
manuscrits.

Où peut-on voir des khatchkars?
    L'Arménie est un pays riche en
khatchkars. On peut les voir un peu partout. Cependant à Noradouze (village situé au bord du lac Sévan) vous en découvrirez une quantité considérable.

D'où peut-on voir le mont Ararat et en prendre des photos?
    Pour voir le mont Ararat et en prendre des photos, il faut que vous partiez pour
Khor-Virap (site historique le plus proche de l'Ararat).

Quelle est la monnaie arménienne? Peut-on faire des achats en dollars ou en euros?

    La monnaie arménienne, introduite en 1993, s'appelle le "dram". Selon la loi dans un magasin les achats se font en drams. Toutefois, vous en trouverez quelques-uns qui accepteront des devises étrangères (euro ou dollar), mais comme le taux d' échange dans un magasin est inférieur à celui d'un bureau d' échange, nous vous conseillons d'utiliser des drams.

Quelles sont les villes directement reliées à l'Arménie par voie aérienne ?
    Ces villes sont: Prague, Paris, Moscou, Vienne, Francfort, Amsterdam, Dubaï, Londres, Téhéran, Aleph, Damase, Beyrouth et presque toutes les villes principales de l'ex URSS. Les vols sont réalisés par les compagnies aériennes telles que: Armenian Airlines, Aeroflot, Austrian Airlines, British Airways etc.

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17 juillet 2004

L'Arménie géographique

L'Arménie est un vaste plateau montagneux dans le Caucase de 30000 km2, à l'Est de l'Asie mineure.

Ce plateau est auj partagé entre la République d'Arménie (un dixième de son territoire historique), la Turquie, l'Azerbaïdjan et l'Iran.

Cette région de hauts plateaux, creusées de profondes vallées a constitué pdt des millenaire le foyer du peuple arménien.
Son rude climat continentale (qui va de -40 à 40 C°) et son profil de forteresse ont donné à la nation arménienne une personnalité puissante qui lui a permis de survivre à toutes les invasions durant plus de 2 millénaires.

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